La chasse à courre

    Tradition vieille de 600 ans, la chasse à courre déchaîne depuis longtemps les passions chez ses partisans comme chez ses détracteurs. En octobre 2017, la vidéo de la mise à mort d’un cerf dans un jardin privé par Alain Drach, maître d’équipage de chasse à courre à Compiègne dans l’Oise, avait contribué à relancer un débat national. Un débat qui s’est depuis installé sur les réseaux sociaux pour devenir un « affrontement » dans lequel montages vidéo et fake news ont remplacé l’information nécessaire à la compréhension de la réalité de cette tradition et des attaques dont elle fait l’objet.
 
La chasse à courre 


La chasse à courre « à cor et à cri », ou vénerie, est un type de chasse dans laquelle un animal sauvage (cerf, chevreuil, sanglier, renard, lièvre et lapin) est poursuivi jusqu’à épuisement par une meute de chiens courants puis « servi » à la dague par le maître d’équipage. Développée sous le règne de François Ier et longtemps réservée à la noblesse, sa pratique s’est ouverte au reste de la population après la Révolution française.


Au cœur de la vénerie se trouve l’équipage qui rassemble des veneurs se déplaçant à pied ou à cheval, ainsi qu’une meute de chiens. Le chien y occupe une place centrale puisque c’est lui qui chasse en suivant la voie (trace olfactive) de l’animal sélectionné. Les membres de l’équipage appelés « boutons » sont chargés d’encadrer la meute et de la réorienter en cas de fausse piste. Aux côtés de l’équipage, des observateurs appelés « suiveurs », dont certains sont adhérents de l’association de chasse de l’équipage, viennent suivre la chasse à courre notamment lorsqu’il s’agit du cerf.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pierre Antoine, employé comme « piqueux » par l’équipage La Futaie des amis, donne « la soupe » aux chiens qui ont participé à la chasse du jour.

La vénerie est très représentée dans l’art et a inspiré de nombreux artistes, notamment peintres et sculpteurs, du Moyen Âge au XXe siècle. Cette tradition présente également sa propre dimension artistique à travers la musique de la trompe de chasse. La trompe est utilisée pour communiquer lors des chasses ou encore au moment de la « curée », cérémoniel accompagnant la mise un mort d’un animal pris. La trompe est également pratiquée hors des chasses par des groupes d’amateurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un équipage en tenue chasse, présent pour « sonner » de la trompe à l’occasion de la messe de la Saint-Hubert, saint patron des chasseurs, célébrée dans la cathédrale de Senlis le 3 novembre 2018.

 

Aujourd’hui, la Société de Vénerie comptabilise 400 équipages représentant 10 000 boutons et quelque 100 000 suiveurs en France.
 
La situation en forêt de Compiègne


L’année dernière, le conflit entre les partisans de la chasse à courre (équipages et suiveurs) et leurs opposants avait donné lieu à un certain nombre d’altercations parfois violentes lors de chasses en forêt de Compiègne.


Comment évolue cette situation à l’occasion de cette saison de chasse ?


Samedi 27 octobre 2018 à 11 h 00, environ 200 personnes sont réunies en forêt de Compiègne pour suivre la chasse à courre. Parmi ces passionnés, 38 « suiveurs d’AVA » reconnaissables à leurs chasubles sont chargés par l’équipage de surveiller Stanislas Broniszewski, cofondateur du collectif AVA (Abolissons la Vénerie Aujourd’hui), et la vingtaine de personnes qui l’accompagnent. Dans un camp comme dans l’autre, on s’est muni de téléphones ou de cameras pour pouvoir capturer tout faux pas que ferait l’adversaire. La présence des effectifs de gendarmerie dépêchée pour éviter les débordements et empêcher toute entrave au droit de chasse ainsi que les nombreuses caméras déployées semblent avoir, ce jour-là, un effet dissuasif. Chez les antis comme chez les prochasses, les consignes sont claires et chacun pèse ses mots par peur d’être filmé, manipulé. Cette nouvelle configuration aboutit à un jeu du chat et de la souris où tout le monde se suit pour finalement cohabiter durant des heures dans un silence de plomb.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au premier plan une « suiveuse d’AVA » est chargée de suivre des opposants à la chasse à courre eux-mêmes chargés de suivre les cavaliers de l’équipage en attente des instructions de chasse qui seront données à la trompe. 27 octobre 2018, forêt de Compiègne.

Une pratique réservée à des privilégiés

Activité jadis réservée à la noblesse, la chasse à courre a gardé, chez de nombreux Français, l’image d’une pratique réservée à une élite aristocratique. Pourtant la réalité contemporaine de la pratique est bien différente et la vénerie peut s’adapter à toutes les bourses. Aujourd’hui 55 % des équipages pratiquent la petite vénerie (lapin, lièvre, renard) dont la cotisation des boutons est accessible (environ 150 euros/an pour le lièvre) et qui, contrairement à la grande vénerie, ne nécessite pas de cheval. Lors de ces chasses, les boutons encadrent les chiens en courant à travers champs et forêts.


Dimanche 4 novembre, un agriculteur de l’Oise invite l’équipage de vénerie au lièvre de Vandy à chasser sur ses terres. Pratiquant lui-même la grande vénerie, il suivra cet équipage composé d’hommes et de femmes âgés de 18 à 62 ans. Parmi ses membres, un huissier, des ouvriers, un chômeur, un étudiant en gestion écologique, un commercial… dont la moyenne d’âge est d’environ 36 ans. Comme la majeure partie du temps, malgré les quatre heures de chasse et quinze kilomètres parcourus, aucun lièvre n’a été pris aujourd’hui. Néanmoins les sourires sont encore présents sur le visage des participants à l’idée des sandwichs et de la soupe qui les attendent chez le maître d’équipage (au premier plan sur la photo) et sa femme (à droite) qui sacrifient beaucoup de leur temps pour l’équipage et notamment pour leurs chiens. Ce jour-là, Johnny, l’un des membres de l’équipage, m’explique que si la chasse à courre devait s’arrêter, beaucoup de gens perdraient un sens à leur vie. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Equipage de Vandy lors d’une chasse au lièvre. Picardie, France 04/11/2018.

Coté grande vénerie, les coûts inhérents à la chasse de grands mammifère (cheval, loyer, nombre de chiens, cotisation…) limitent globalement l’accès de la pratique à une population assez favorisée. C’est la vénerie du cerf, la plus coûteuse, qui bien que ne représentant que 10 % de la pratique, cristallise l’image d’une pratique anachronique, un privilège de l’ancien régime.

À

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Moi ma passion c’est le chien » confie Alain Drach lors d’une « bonne franquette », diner organisé par l’équipage et réunissant ses membres issus de divers horizons (boutons et suiveurs). 27/10/2018. Compiègne France.

A Compiègne, des opposants à la vénerie rappellent la généalogie du maître d’équipage, Alain Drach, fils

de Monique de Rothschild, grande figure de la chasse à courre compiégnoise. Si la filiation du maître d’équipage et l’élégance des boutons en tenue traditionnelle peut de prime abord rappeler une certaine aristocratie, la réalité de la vénerie au cerf ne se limite pas à ces symboles et présente un autre visage. 

Parmi les 150 suiveurs, majoritairement issus du monde rural, présents en forêt de Compiègne à l’occasion de la chasse au cerf du samedi 27 octobre, on trouve une étonnante diversité. On y dénombre de nombreuses femmes, des familles, des jeunes actifs ou encore des retraités issus de catégories socioprofessionnelles très différentes (médecins, agriculteurs, ouvriers, infirmières, exploitants forestiers…)

« Il n’y a qu’à la chasse à courre que l’on trouve une telle diversité de personnes réunies autour d’une même passion » m’explique une infirmière qui prend ses RTT pour suivre régulièrement la chasse à courre. Nombre de suiveurs connaissent très bien la forêt qu’ils arpentent, pour certains depuis l’enfance ; sportifs, passionnés de photo animalière ou amateurs de brame. Lors de la chasse, la connaissance du terrain et des animaux devient un atout majeur. À travers cette expertise, les suiveurs peuvent prendre une part active à la chasse en fournissant informations et conseils aux boutons via un langage commun, incompréhensible aux non-initiés. « Ce qui nous rassemble, c’est la nature, le chant des chiens et la beauté d’une chasse naturelle. Peu importe si le cerf est pris ou pas » précise un agent de manutention avant de me rappeler qu’aucun cerf n’a pour l’instant été pris lors de la dizaine de chasses qui ont eu lieu depuis le début de la saison.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lors d’une chasse à courre au cerf, un jeune suiveur raconte sa passion de la photo animalière et présente un classeur dans lequel il conserve ses plus beaux clichés. 27/10/2018, Compiègne, France.

 

La chasse à courre semble donc s’être « démocratisée » pour reprendre les termes d’une étude menée durant trois années par Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, les deux anciens chargés de recherche au CNRS qui ont dédié de nombreux travaux à l’étude de l’entre-soi des élites sociales. Dans leur livre « La chasse à courre Ses rites et ses enjeux », ils présentent les résultats de cette étude menée de 1989 à 1991 et dans laquelle ils décrivent la chasse à courre comme une tradition en expansion et un élément essentiel de la vie profonde de certaines campagnes. 

« Réminiscence d’un privilège monarchique ? ce serait sans compter les suiveurs : par leur présence, la chasse à courre, réalise ce miracle de faire partager la même passion par des ducs, des grands bourgeois, des banquiers, des facteurs, des cantonniers… Tous ensembles, le temps de la chasse, ils se retrouvent au cœur de la forêt. »


Selon Stanislas Broniszewski interrogé sur cette démocratisation : « On retrouve une hiérarchie dans la vénerie du cerf avec les maîtres d’équipage qui sont des aristocrates, ensuite les notables qui font partie de l’équipage pour se faire bien voir et ensuite les suiveurs qui peuvent être au PCF. La mixité c’est un mythe. […] Pour maintenir une cohésion ils font leur fête, ils servent la soupe aux manants. »


 Concernant la pratique populaire de la petite vénerie il ajoute : « Les autres véneries découlent de la vénerie au cerf qui est l’ancienne vénerie royale et tous les autres équipages dépendant d'elle l’idéologiquement, moralement. On voit beaucoup de suiveurs ou de boutons, des gens un petit peu moins gradés qui, de leur côté, pour copier monsieur Drach, ont un équipage au lapin ou au renard. Ils tuent des petits animaux pour faire comme les grands. Et si jamais la vénerie au cerf s’effondre, tout le reste sera balayé par la suite. »
 
Le « droit de suite »


« AVA se base sur le vécu direct des habitants. On habite Compiègne, les gens subissent les désagréments de la chasse à courre, on se soulève contre ça » déclare Stanislas Broniszewski. 


Le collectif AVA assure avoir recueilli les témoignages de riverains vivant en lisière de forêt et qui auraient subi les désagréments liés à la pratique de la chasse à courre. Au centre de ces plaintes : « le droit de suite ». 


L’article L.422-1 du Code de l’environnement énonce un grand principe de chasse selon lequel « nul n’a la faculté de chasser sur la propriété d’autrui sans le consentement du propriétaire ou de ses ayants droit » 


Pourtant ce principe prévoit des exceptions quand il s’agit d’achever un animal mortellement blessé ou épuisé. En cas de contentieux, il appartiendra au chasseur de rapporter la preuve qu’il a bien mortellement blessé ou épuisé le gibier avant qu’il tombe sur le terrain d’autrui. Ainsi les chasseurs peuvent faire valoir leur droit de suite et, dans ce cadre, achever un animal dans une propriété privée sauf si le propriétaire accepte de prendre la responsabilité de l’animal en signant une décharge aux chasseurs.


Alain Drach explique que le droit de suite répond aussi à une problématique de responsabilité. En effet, un animal pris en chasse passe d’un statut de res nullius (qui n’appartient à personne) à celui de res proprius (qui devient propriété) et donc responsabilité du chasseur, ou de l’équipage dans le cas de la vénerie. Selon la loi, c’est donc la responsabilité des chasseurs qui est mise en cause lors d’un accident causé par un animal chassé qui traverserait par exemple la route ou se réfugierait dans une propriété privée.


À l’image du scandale de l’abattage du cerf à La Croix Saint Ouen et bien que le maître d’équipage ait agi dans un cadre réglementaire et sur demande de la police, le droit de suite peut être à l’origine de rapports conflictuels entre des chasseurs, dont certains sont décrits comme se croyant tout permis, et quelques riverains qui refuseraient de voir un animal abattu sur leur terrain sans pour autant accepter de signer de décharge. 
 
Souffrance animale


La vénerie fait l’objet d’une vive opposition depuis la fin des années soixante-dix avec l’extension des mouvements de protection animale, initialement focalisés sur l’animal domestique, au monde sauvage. La principale critique de ces opposants concerne une pratique qu’ils jugent comme barbare puisqu’à l’origine d’une souffrance infligée à un animal dans un cadre ludique.


Ne niant pas qu’il s’agisse d’un loisir, les sympathisants de la vénerie parlent néanmoins d’une tradition et d’une forme de chasse naturelle laissant une chance à l’animal. Pour ces derniers, la chasse à courre respecterait la sélection naturelle puisque les cerfs faibles, malades ou blessés sont plus facilement rattrapés par les chiens, à l’inverse du caractère aléatoire des prélèvements effectués en chasse à tir.


Pourtant le collectif AVA accuse une volonté prédatrice et rappelle que la chasse à courre du fait de ses faibles prélèvements, ne participerait pas réellement à la régulation animale. En effet, sur les 62 418 cerfs abattus en 2017 dans le cadre du plan de chasse de l’Office National des Forêts (ONF), seuls 900 l’ont été par la chasse à courre.


Face à ces arguments, les veneurs expliquent que, par définition, un animal sauvage doit être chassé, ce qui n’est plus le cas des grands mammifères depuis la disparition des loups en France. Ils défendent une pratique de chasse dans laquelle le chien chasse en meute comme les loups et qui restituerait à la nature cette violence des origines que l’intervention des hommes a supprimée. Ils expliquent également que si leurs prélèvements sont faibles, la pression prédatrice qu’ils exercent concernent surtout les nombreux animaux qui réussissent à échapper à la chasse

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Des opinions divergentes


Dans les rangs des militants contre la chasse à courre, on trouve différents profils parmi lesquels des antivénerie stricts mais aussi des militants vegans ou de la cause animale condamnant la pratique globale de la chasse. Certaines divergences peuvent donc apparaitre entre militants, notamment autour de la gestion des forêts et la régulation des espèces par l’homme. En effet, certains militants réclament une gestion naturelle de la forêt sans intervention humaine. Alors que d’autres expliquent que l’homme ayant fortement perturbé l’équilibre naturel, il doit rester impliqué dans sa gestion pour maintenir la diversité biologique actuelle, par exemple à travers la régulation via le maintien de la chasse à tir ou encore la stérilisation des espèces.


Le cadre à donner à leurs revendications semble être une des raisons qui auraient motivé le départ de six des sept membres fondateurs du collectif AVA. Outre des conflits liés à des problèmes de fonctionnement interne, les six anciens camarades de Stanislas Broniszewski évoquent, dans des interviews diffusées par Oise hebdo daté du 24 octobre 2018, leur volonté d’élargir leur combat face à un Stanislas focalisé sur la chasse à courre et prêt à nouer le dialogue avec des chasseurs à tir. 


Du côté de la vénerie, la stratégie du « pour vivre heureux, vivons cachés » ne semble plus d’actualité chez des chasseurs conscients que la démocratisation de la chasse à courre et le tissu social qu’elle a su générer au niveau rural sont des arguments de poids en faveur du maintien de la pratique. Alors chez les sympathisants de la vénerie, les langues se délient. Devant la cathédrale de Senlis, un jeune chasseur présent à la cérémonie de la Saint-Hubert explique que l’opposition à la chasse aura servi à la remise en cause d’un certain nombre de chasseurs, concernant par exemple la nécessité d’entretenir des relations cordiales avec les riverains, notamment dans le cadre du droit de suite. D’autres regrettent par exemple les nuisances causées par le trop grand nombre de suiveurs véhiculés, lors des chasses au cerf. Une prise de conscience de ce phénomène peu écologique et gênant pour les usagers des forêts domaniales représenterait selon eux un axe de d’amélioration qui pourrait faire basculer l’opinion d’un certain nombre de riverains. Chez les plus jeunes, certains dénoncent les dérives de certains aînés qui n’auraient pas su faire évoluer leur pratique de la chasse. Les mêmes rassurent en expliquant que les chasseurs font partie de la société et qu’ils évoluent avec leur époque et les prises de conscience collectives. 

 
Si l’idée d’une pratique vieillissante et élitiste ne semble plus d’actualité, la question de la condition animale reste pertinente et s’inscrit dans un débat plus large auquel les Français accordent de plus en plus d’importance (gestion des abattoirs, pratique globale de la chasse…). Ce débat doit définir la position de l’Homme contemporain face au règne animal. Lors de ce reportage de nombreux sympathisants de la vénerie ont exprimé leur incrédulité face à des opposants qui feraient abstraction de la différence entre l’animal domestique, l’animal d’élevage et la faune sauvage. Accusés d’être des barbares par leurs détracteurs, ils dénoncent chez ces derniers un rapport contemplatif à la nature, éloigné des réalités d’un monde sauvage dans lequel la prédation exerce un rôle.


Une idée retrouvée dans le livre de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot dans lequel ils expliquent que « le rapport contemplatif à l’univers trouve ici une contestation brutale, d’autant plus inacceptable que nos sociétés ont tendance à ne pouvoir assumer la mort que sous une forme aseptisée. »
 
Pour autant les sympathisants de la chasse doivent rester à l’écoute de Français de plus en plus sensibles à la condition animale et plus particulièrement une population néorurale qui bien que pouvant partager des valeurs différentes des leurs, fait partie du paysage rural contemporain.


Aussi, les témoignages recueillis lors de ce reportage ont fait apparaitre un large éventail d’opinions concernant la chasse à courre et plus globalement la condition animale. Un exemple frappant, celui de Compiégnois qui, interrogés sur le sujet, condamnaient la souffrance animale liée à la pratique de la chasse à courre mais qui, lors des fêtes de Noël, refusaient l’idée de se passer de foie gras, pourtant résultat du gavage des oies.


Ainsi ce ne sont finalement pas deux mondes qui s’affrontent autour de la vénerie mais une multitude d’individualités qui disposent chacune de leur propre curseur, chacun ayant une lecture du monde dépendant de celui dans lequel il évolue. Une lecture que chacun doit se donner l’effort d’élargir pour accueillir les débats actuels et à venir, de manière objective et informé.

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